Cannabis Médical : Casser la loi pour sauver des vies

Dans la plupart des pays, l'utilisation du chanvre est interdite même dans un but médical. L'automédication au cannabis a poussé un grand nombre de citoyens généralement respectueux des lois à entrer en conflit avec le système légal.

Savages : Lutte entre hippies et cartels

Dans Savages, le cinéaste américain Oliver Stone met en scène le combat implacable mais encore «hypothétique» entre des néo-hippies californiens et un cartel de la drogue mexicain cherchant à s’implanter de l’autre côté de la frontière.

INTERVIEW DE JORGE CERVANTES, LE GOUROU MONDIAL DU CANNABIS

Soft Secrets interview Jorge Cervantes, un des grands experts mondiaux du cannabis et collaborateur de Soft Secrets.

Cannabis : les bons plants du Colorado

Depuis 2000, cet Etat américain a légalisé l'usage médical du cannabis. De la culture des fleurs au commerce des produits dérivés, les business se multiplient. Une économie très profitable, y compris pour les finances locales.

La France accro à la prohibition

Publication en juin dernier à New York du rapport de la Commission mondiale sur la politique des drogues (Global Commission on Drug Policy) signé par une kyrielle de personnalités de stature mondiale qui constatent l'échec de la guerre à la drogue...

Des tribunaux Français ont dépénalisé le cannabis médical

C’est ce qui est arrivé, d’après une information diffusée ce soir au journal télévisé de France 2. Deux tribunaux ont dispensé de peines des malades qui consomment du cannabis à des fins thérapeutiques.
L’un d’eux, atteint du sida, a été arrêté en possession de 400 grammes de cannabis. Il a déclaré que c’était pour sa consommation personnelle, dans un but médical.
Le procureur a répondu : « La loi est censée protéger les individus et dans ce cas précis elle ne le protège pas, elle le met même en danger en lui empêchant l’accès à son médicament ».

La justice reconnaît l’intérêt médical du cannabis

Par cet aveu, la justice a reconnu que pour certaines pathologies le cannabis soulage de manière plus efficace, et moins nocive pour l’organisme, que les autres médicaments disponibles. Pour la première fois en France, un tribunal relaxait un usager de cannabis médical. Selon le droit Français, cette relaxe ouvre la voie à des possibilités de jurisprudence.
Il y a quelques jours, les poursuites contre un patient souffrant de sclérose en plaques ont elles aussi été abandonné. La justice a admis que certaines « douleurs intolérables ne peuvent être calmées que par la consommation de cannabis ».
L’indulgence des autorités Françaises envers les malades qui utilisent du cannabis n’est pas inédite, mais jusqu’à ce jour elle restait confidentielle. Ce sont les deux premières fois que de telles affaires sont portées en jugement, et obligent la justice a abandonner les charges. C’est une excellente nouvelle pour tous ceux qui se soignent avec du cannabis ! Ces décisions devraient faciliter le quotidien de nombreux patients français.

Il est urgent et logique d’adapter la loi

La suite du JT concernait un débat concluant qu’il fallait impérativement distinguer l’usage récréatif du cannabis de l’usage thérapeutique, afin de réviser la législation au plus vite.
Comme, désormais, l’intérêt médical du cannabis est juridiquement reconnu en France, le pays doit adapter sans délai sa législation pour que les patients puissent se procurer du cannabis de qualité, en ne risquant plus d’être poursuivis. Il est temps de cesser d’imposer la double peine de la maladie et de la clandestinité.
De plus, des malades n’ont pas les ressources financières ou physiques pour acheter du cannabis à l’étranger ou le cultiver eux-même. Il est donc urgent que l’Etat prenne en charge la production de cannabis médical, ou autorise l’ouverture de Cannabis Social Clubs de compassion, pour permettre à tous l’accès aux traitements médicaux.
C’est une simple question d’humanité, ainsi qu’un principe Républicain.
Vyking
Source:Cannaway

Cannabis : Au sein du Vortex par Subcool, Breeder de TGA

Nous commençons ici une série de 3 chapitres sur l’un des cultivateurs les plus reconnus dans le monde entier. Il s’agit de Subcool, le breeder de TGA. Dans l’article que nous publions aujourd’hui, il nous explique le processus de recherche et de selection de Vortex, une variété lui tenant beaucoup à cœur, l’une des plus appréciées aux Etats Unis. Vortex est une variété de cannabis aux saveurs acides et fruitées idéale pour l’extraction de résine. Voici l’expérience de Subcool:

Cannabis Vortex. Dans l’œil du cyclone


J’ai eu l’idée de mettre à germer une vingtaine de graines de Vortex (traduction: «Tourbillon») pour y trouver les 3 meilleurs mâles pour le projet de cubbing de l’Apollo-13. (Ndt: «cubbing» =rétrocroisement sur la même femelle  pendant 4 générations). Mais un seul mâle apparut parmi les 21 graines et ce fut un échec pour cette idée d’augmenter notre réserve de sélections de mâles. La bonne nouvelle est que j’ai obtenu 17 femelles. Chacune d’entre elles valait la peine d’être sauvée grâce à ses propres qualités. Je ne m’attendais pas à autant de femelles et les trois plantes que j’avais rapidement éliminées au stade de la germination auraient peut-être été femelles également, mais trop c’est trop et 17 est bien assez. J’ai donné des clones de ces plantes à des amis de partout, et leurs avis aideront à déterminer quel est le meilleur clone quand ils auront terminé. J’ai pris des photos d’à peu près la moitié des plantes pour vous donner une idée d’à quelle point elles sont toutes belles, avec juste de légères différences en odeur et en forme.
Culture de Vortex de Subcool
Les plantes ont fleuri dans des pots ronds de 8L et ont été placées en 12/12 dès qu’elles ont atteint leur maturité sexuelle, autour de 60cm. J’ai utilisé du «Super Soil» dans la moitié basse et du «Roots Soil» dans la partie supérieure. (Ndt: mélanges spéciaux de substrats inventés par Subcool.)  Les plantes ont fleuri principalement sous une ampoule HPS400W dans une pièce autour de 16°C, alors je suis certain qu’elles sont bien plus heureuses maintenant sous l’ampoule HPS 1000W avec des températures autour de 21°C. J’ai dû engraisser les plantes il y a environ une semaine car elles sont en vraiment petits pots par rapport à ce que j’utilise d’habitude et il semble que je les ai encouragées juste à temps car les pointes des feuilles commençaient à jaunir.
Je suis vraiment impressionné par la qualité et la stabilité de ces nombreuses plantes issues de graines avec plus de 75% d’entre elles qui  semblent être des clones. C’est une lignée vraiment très puissante et je suis extrêmement enchanté car depuis un an je parlais aux gens de ses qualités en me basant sur la session avec 5 graines que nous avions faites l’année dernière.

Tête de Cannabis Vortex

A la recherche de la meilleure plante de  Vortex

Alors que les buds étaient en maturation et que les clones racinaient, nous avons commencé à distribuer les femelles à des cultivateurs locaux plus médicaux pour qu’ils les cultivent dans leurs jardins. Alors que je savais que l’une devrait sortir du lot, selon mon opinion chaque plante était extraordinaire. J’ai conservé les trois que j’adorais en me basant sur l’odeur et la structure et j’ai cultivé de nouveau ces 3 plantes dans la chambre de floraison pour déterminer quelle était selon moi la meilleure absolue.
Les trois phénotypes que nous avons conservés empruntèrent le nom de certains membres du Chat de notre site web. «Pistils», «Speakers» et «SuperRV311» furent les surnoms qu’elles reçurent et ce fut très amusant d’avoir chacun des membres attiré par sa plante favorite.
Les clones furent placés dans des pots de 30L bien remplis et furent cultivés de ma façon habituelle pour cette seconde session.
La variation Pistils possédait une forte dominance Apollo-13 avec un goût épicé poivré et de fruits. La plante Speakers était douce et fruitée mais l’effet était moelleux et pas assez complexe selon mes préférences. SuperRV311 était juste parfaite avec une combinaison de goût/odeur de pamplemousse et d’ananas qui devenait de meilleure en meilleure alors que l’échantillon finissait son curing dans un très gros bocal de verre. (Ndt: curing = affinage)
Nous avons éliminé les deux autres femelles et cloné la SuperRV311 pour la cultiver dans notre principal jardin médical. Comme avec de nombreux clones, à partir de la troisième culture la plante donnaient de meilleurs résultats que celle issue de graine, et les têtes étaient extrêmement dures et denses avec  une généreuse couche de résine.

Tête de Vortex de TGA

Vortex de TGA. Stabilité et saveurs garantis.

Tous ceux qui essayent des graines de Vortex trouvent quelque chose qu’ils adorent. Les femelles sont toutes très similaires mais de légères variations


Tête cure de cannabis Vortex
sont présentes et c’est facile pour chaque cultivateur de trouver celle qui possède le goût qu’ils aiment le plus.
La femelle SuperRV311 fut cultivée seule cette fois ci et pour son troisième voyage dans le jardin elle fut plus belle que jamais et les photos de ses buds sont simplement éblouissantes.
Des têtes de pamplemousse dures comme de la pierre incrustées de résine avec les trichomes qui commencent à tourner ambrés après 54 jours de floraison. Je vais la placer dans le noir d’ici deux jours et la laisser mâturer à mon goût.
Elle possède tant de ce que j’aime dans une variété, la saveur acide («Sour») en décalage avec le contraste de la douceur du fruit. Une lourde résine et une excellente variété pour faire du Bubble Hash, qui sera dans mon jardin pour un certain temps à venir. Entrez dans le tourbillon et voyez en quoi c’est tout une histoire.
Subcool.




Source: ALCHIMIA

Insolite : De plus en plus de chiens et chats drogués à la marijuana

Un constat plutôt étrange vient d'être réalisé par de nombreux vétérinaires. De plus en plus d'animaux de compagnie leur sont présentés parce qu'ils sont complètement drogués.
La nouvelle vient d'être publiée dans le San Francisco Weekly. Selon ce journal américain, les vétérinaires du pays seraient confrontés à une incroyable hause d'intoxications dues à la drogue chez les animaux de compagnie.

D'après plusieurs vétérinaires, de plus en plus de chiens et de chats drogués au cannabis leur auraient été amenés ces dernières années.  "Avant, nous avions environ un cas par an", indique Stacee Santi, une des vétérinaires qui tirent la sonnette d'alarme. "Mais aujourd'hui, nous avons plusieurs cas par mois".

"Les chiens adorent le cannabis"

Selon les vétérinaires, ce phénomène serait dû en grande partie par la légalisation du cannabis à des fins thérapeutiques survenue en 2000 aux Etats-Unis. Curieux et surtout gourmands, les chiens et les chats seraient tentés de goûter aux préparations de leurs maîtres. Certains auraient même été pris en train de grignoter des feuilles de cannabis directement sur les plantes. "Les chiens adorent ça", confie la vétérinaire Jennifer Schoedler. Les chats, seraient quant à eux, beaucoup moins nombreux à être "défoncés" à la marijuana.

Substance mortelle
Toutefois, les vétérinaires veulent mettre les propriétaires d'animaux en garde. En effet, la marijuana est un véritable poison pour les chiens et les chats. "On ne parle jamais des séquelles ou même des morts liées à la marijuana", confie un vétérinaire qui exerce à San Francisco. "Pourtant, les animaux domestiques ayant consommé du cannabis peuvent faire des crises d'angoisse et risquent de ne plus pouvoir se déplacer, boire ou même s'alimenter". 

Les vétérinaires enjoignent donc les propriétaires d'animaux qui possèdent de la marijuana à faire particulièrement attention à leurs petits protégés. Ils tiennent également à conscientiser les adolescents fumeurs de joints qui s'amusent à faire fumer leurs animaux. (CB)


Source:7sur7 

Mort par « overdose de cannabis » : l'AFP a trop fumé !

Un plan de cannabis (AeroSoul/Flickr/CC)

Emotion dans les rédactions à la lecture d'une dépêche AFP reprise notamment sur LeFigaro.fr et annonçant qu'un homme allait être « jugé pour un space cake meurtrier » :
« Un jeune homme de 26 ans va être jugé en février pour homicides involontaires pour avoir fait un “space cake”, un gâteau avec du cannabis, à l'origine du décès d'un couple de sans-abri, fin août, à Fontenay-le-Comte (Vendée), a-t-on appris lundi de source judiciaire, confirmant une information de France Bleu Loire Océan. »
Quoi ? Le shit peut tuer ?
Non que nous imaginions le cannabis totalement inoffensif, mais de là à en mourir... Nous décidons alors de sonder les spécialistes.
D'abord Arnaud Aubron (ancien de Rue89), qui s'apprête à publier « Drogues stores », un dictionnaire « rock, politique et philosophique » des drogues. Il commente :
« Il n'y a pas de dose létale connue de cannabis. Le parquet va avoir du mal à prouver l'overdose, ou alors ce sera une première mondiale. »

Aucun décès directement lié au cannabis

A la Mission interministérielle de lutte contre les drogues et toxicomanie (Mildt), on se dit « très étonné », mais on refuse de s'exprimer sur un cas précis. A la question « Peut-on faire une overdose de cannabis ? », le FAQ du siteconfirme :
« Non. Dans le langage courant, une overdose est une consommation trop importante pouvant provoquer la mort par arrêt cardiaque ou insuffisance respiratoire.
Jusqu'à présent, aucun cas de décès directement lié à une intoxication aiguë au cannabis n'a été rapporté. »
Puis, on interroge l'addictologue, Laurent Karila, (co-auteur de « Une histoire de poudre ») et il cherche pour nous dans la littérature scientifique, sans rien trouver sur ce sujet. Il précise :
« Cliniquement, le cannabis ne donne pas d'obstruction des voies respiratoires. Il y a quelques exemples d'hémorragie pulmonaire par inhalation de cannabis avec un bang (ou pipe à eau) mais pas par ingestion de space cake. »
Le médecin psychiatre a beau chercher comment ce produit a pu être fatal (fausse route ? allergie ? cannabis de synthèse ? ), il ne voit pas pourquoi deux personnes auraient succombé au même phénomène.

Un gâteau aux opiacés

Enfin, on remonte à l'origine de l'information, en contactant la journaliste de France Bleu Loire Océan, Mélanie Domange. Celle-ci nous apporte l'explication :
« L'AFP s'est trompée, le space cake a été confectionné au pavot. Les deux personnes décédées étaient des marginaux et le gâteau était très très dosé. »
Dans ce cas, Laurent Karila est bien moins étonné :
« Le pavot est un opiacé, avec lequel est fabriquée l'héroïne. Les space cakes au pavot sont rares et on voit mal comment ils sont préparés, mais ils peuvent provoquer des dépressions respiratoires sur des personnes vulnérables. »
Enfin, Xavier Pavageau, le procureur de la République de la Roche-sur-Yon, où sera jugée l'affaire en février, nous a donné les ultimes précisions nécessaires :
« L'expertise médico-légale confirme que le couple a succombé à la morphine et la codéine.
La personne qui leur a fourni est poursuivie devant le tribunal correctionnel pour homicide involontaire et infraction à la législation sur les stupéfiants. Il en avait également consommé la substance, mais était plus accoutumé. »
Après la parution de cet article sur Rue89, l'AFP, comme LeFigaro.fr, ont rectifié le tir.

Source:Rue89

Tanger et ses mystérieux trafics de cannabis

Venu en août 2011 à Tanger pour une mission qui ne devait durer que vingt-quatre heures, Luc-Etienne, chauffeur de bus belge est depuis assigné à résidence au Maroc, soupçonné de trafic de stupéfiants. Pourtant le bus qu'il conduisait était, selon lui, vide.


Près du port de Tanger, des Marocains regardent le détroit de Gibraltar au loin. Reuters/Rafael Marchante.

Le sac qu'il avait emporté ne contenait que de quoi voyager pour 72 heures. Un vol de trois heures, une nuit sur place, et deux jours pour le retour par la route, l'affaire ne devait pas durer plus.
Mais Luc-Etienne Beauloye a dû prolonger son séjour. Plus de trois mois plus tard après avoir pris un avion de Bruxelles à Tanger, le 18 août, il est toujours au Maroc, coincé dans la ville du détroit.
«Les gens ici sont vraiment gentils mais je n'arrive pas à en profiter. Je n'en peux plus, je veux rentrer».

Belge de la région de Namur, il gagne sa vie comme chauffeur de bus. Cet été, alors qu'il avait un trou entre deux contrats, un Marocain de Bruxelles, patron d'une société de transports, lui aurait proposé un extra: ramener en Belgique un bus resté à Tanger. «J'avais besoin de travailler, explique Luc-Etienne, pas tant pour ce que ça me rapportait financièrement, mais pour être sur la route, bouger». 150 euros, seulement, pour trois jours de mission. Avec lui dans l'avion vers le Maroc, le patron ainsi qu'un autre Marocain de Bruxelles. Il est originaire de Tanger, invalide et sans emploi, il voyage souvent gratuitement, accompagne les passagers, «pour m'occuper, dit-il, voir ma famille au Maroc. Je comprends aujourd'hui que ça ait pu intriguer les policiers».  

Les cris de joie des douaniers

Le 19 août au matin, les trois hommes récupèrent le bus sur un parking de Tanger, puis prennent la direction de la ville de Ceuta. Luc-Etienne ne connaît pas le pays, ses routes, et ne s'étonne pas du coup de passer par Ceuta, enclave espagnole en territoire marocain. Le trajet n'est pourtant pas habituel. Pour rejoindre l'Espagne le plus court était d'aller jusqu'au port de Tanger Med à une quarantaine de kilomètres de Tanger puis emprunter un bateau vers Algeciras.
«A notre arrivée à la frontière, raconte Luc-Etienne, le propriétaire du bus, qui le conduisait jusque là, me dit de prendre le volant pour franchir le poste pendant que lui s'occupait des formalités».
Premier contrôle, première mauvaise surprise: les papiers du véhicule, sa plaque d'immatriculation, belges, sont faux. Le propriétaire du bus a entre-temps disparu dans la nature, pas d'explication possible pour Luc-Etienne, qui reste coi devant les douaniers marocains.
Visite ensuite du bus, deuxième surprise: «les policiers ont crié de joie, raconte Luc-Etienne,quand ils ont découvert une cache installée sous les fauteuils». Pas assez grande pour un homme selon le malheureux, mais pour une cinquantaine de kilos de cannabis pourquoi pas.«Heureusement la cache était vide», soupire-t-il aujourd'hui, jurant qu'il n'était au courant de rien. Direction le poste de police de Tétouan.

Interrogatoire «à la façon européenne»

Luc-Etienne apprendra alors à connaître le Maroc par des chemins moins touristiques. Trois jours de garde à vue, un interrogatoire «à la façon européenne» rassurent les policiers; c'est-à-dire se limitant uniquement aux questions; quand le deuxième Marocain, son compagnon d'infortune, est lui traité «à la façon africaine»«Je l'entendais hurler dans la pièce d'à côté», raconte Luc-Etienne, alors que son accolyte se souvient:  
«Ils m'ont frappé avec des câbles électriques, m'ont brûlé la peau.Quand ils m'ont demandé s'il y avait une deuxième cache dans le bus, j'ai répondu ‘oui’ juste pour qu'ils arrêtent».
Luc-Etienne aurait, selon lui, signé un procès-verbal en arabe, sans traduction. Les deux hommes sont soupçonnés de trafic de stupéfiants, même si la cache ne contenait rien. Premier procès, ils sont relâchés, mais le procureur du Roi fait appel. Ils échappent à la prison mais sont retenus au Maroc, sans passeport, sans téléphone portable belge. Ils vivent tous les deux chez la famille du second, font tout ensemble, ressassent leur histoire ad nauseam en attendant leur procès en deuxième instance. Depuis cet été, ils sont passés entre les mains de plusieurs avocats avant de se rendre compte, selon eux, que les «uns étaient aussi pourris que les autres».
«Certains nous incitaient à graisser la patte du procureur du Roi, un autre nous demandait l'équivalent de 3.000 euros puis acceptait de descendre à 500.»
Finalement, leur choix s'est porté sur un avocat au cabinet décoré par des cadres du Roi Lion et du Livre de la Jungle, Maître Ahmed Afia du barreau de Tanger. Ce dernier demande environ 620 euros pour les deux clients, ne semble pas vraiment connaître le dossier mais espère,«Inch'allah», que leurs passeports leur seront bientôt remis.

Depuis la Belgique, des personnes liées à cette transaction auraient proposé à Luc-Etienne de payer un douanier pour les faire sortir. «Je n'exclue pas cette solution, mais j'ai peur, c'est très risqué.», explique Luc Etienne. L'autre refuse de revenir s'expliquer à Tanger.
Avec du recul, c'est à dire après plusieurs mois de galère à Tanger, alors que l'été a laissé la place aux fortes pluies et que ses T-shirts ne suffisent plus. Avec tout ce temps, Luc-Etienne a surtout compris qu'il avait peut être failli servir de mule. «Je ne connaissais pas les pratiques au Maroc.»

Le Maroc, premier producteur de cannabis au monde

Il suffit de faire un tour sur les pages Internet d'actualités liées au trafic de cannabis entre le nord du Maroc —premier producteur au monde selon l'ONUDC avec l'Afghanistan— et l'Europe pour mieux connaître ces pratiques. La prison de Tanger  résonne des accents français, belges ou espagnols. Des «mules» qui ont pris le risque d'arrondir leurs fins de mois en ramenant quelques kilos de résine de cannabis dans leurs voitures ou camping-cars pour le compte de trafiquants. Selon le JDD, il y avait au Maroc en 2009, 263 Français incarcérés pour trafic de drogue.
Le cannabis constitue un véritable commerce dans le nord du royaume: 200 tonnes de chira (résine de cannabis) saisies l'an dernier dans tout le Royame, dont 40 dans la province de Tanger, qui s'étend jusqu'à la frontière avec Ceuta. Des «notables» du pays trempent aussi dansun trafic  qui ferait vivre 66% des familles de la région du Rif.
«Finalement, je suis content de m'être fait arrêté maintenant, avec rien dans la cache du bus, soupire Luc-Etienne. Peut-être la marchandise allait elle être placée à Ceuta, avant de prendre le bateau. En tout cas, je suis sûr qu'ils se seraient servis de moi à nouveau pour faire du trafic. Je me suis fait duper à 200%. J'ai suivi les traces de mon père. Il était chirurgien, il s'est fait escroquer par un associé, il a perdu plusieurs millions de francs belges à l'époque».

Quitter le pays en payant les douaniers

Luc-Etienne repense parfois à l'option proposée par certains Marocains de payer un douanier pour le faire sortir du Maroc sans passeport. «J'y pense parfois. Quitte à ne plus pouvoir revenir dans le pays.» 

La corruption, la «rachwa», est l'un des fléaux dénoncés dans les manifestations pour plus de démocratie initiées en février dernier. Elle est pratiquée à tous les niveaux  de la société marocaine, selon l’ONG Transparency Maroc. Il n'y a pas une corporation qui ne soit épargnée. Avec le petit billet glissé dans le dossier pour faire aller plus vite les démarches administratives, les dirhams demandés par le policer sur le bord de l'autoroute pour faire oublier l'excès de vitesse à 70 euros ou, à une autre échelle, les militaires achetés par les passeurs pour fermer les yeux sur la barque, la patera, remplie d'Africains subsahariens en partance pour l'Espagne.

Quant à certains douaniers, ils ne font pas défaut dans la liste des corrompus. Un rapport de l'Office Français des Drogues et des Toxicomanies  prouve que les prises de haschich marocain dans le pays sont généralement beaucoup moins élevées que de l'autre côté du détroit.

En attendant de prendre une décision ou de retrouver son passeport, Luc-Etienne marche dans Tanger, fait la queue à l'agence Western Union pour récupérer l'argent que lui envoie sa famille, boit des thés avec son deuxième compagnon d'infortune ou discute avec Régis, un Camerounais croisé sur la place du Grand Socco et avec qui il partage le même objectif: quitter une ville devenue infernale.
Thibaut Cavaillès


Source:SlateAfrique 

[RBH]23 - La Gazette du Chanvre No.4


Cannabis : la prohibition nuit gravement à votre santé et celle de votre entourage
Edito :
La parole aux usagers du cannabis
A lors que nous mettons la dernière main à ce numéro consacré à l‘importante question du cannabis thérapeutique, nous recevons des informations émanant du collectif Principes Actifs créé au début de l‘année 2011. Ce collectif est uniquement constitué de personnes qui en font un usage thérapeutique et dont les affinités se sont cristallisées autour du projet d‘être tout simplement utiles ensemble. Outre la mise en ligne prochainement d‘un site internet où on trouvera de l‘information, des témoignages, divers conseils etc., ce collectif s‘engage dans l‘action. Dans leur communiqué, le collectif Principes Actifs explique : « Nous sommes malades mais responsables et avons décidé de nous prendre en charge, nous savons ce qui nous fait du bien au travers de notre usage, mais parmi nous, certains ne savent où et comment s’en procurer sans passer par le marché noir. Et là, ils prennent des risques : interpellation, achats de pro- duits frelatés et/ou de mauvaise qualité.
De fait ceux et celles qui le peuvent le cultivent, mais en dehors du contrôle de la qualité, les ennuis peuvent être du même ordre. Résultat, de trop nombreux malades se retrouvent au tribunal, et, malgré un dossier médical, ils sont condamnés à des peines fermes ou avec sursis, et des amendes. Cette situation doit cesser ! Elle est criminogène, voire criminelle. Nous revendiquons une facilitation de l‘accès aux traitements existants, et préconisons si l‘état physique de la personne malade le permet, l‘auto-production raisonnée en attendant un changement du cadre légal. Un médicament ne pouvant pas se présenter sous forme fumable, le Collectif préconise d’autres formes d’usage : va- porisation, ingestion, sublingual, patch. Le collectif est soutenu par des professionnels de santé et des militants du monde associatif ».
Soulignons qu‘en théorie, la loi est la même pour tous et s‘applique de partout à l‘identique. Pourtant en matière de justice, en fonction des régions les verdicts sont totalement différents. A Strasbourg vous pouvez être dispensé de peine, à Bourges vous pouvez être relaxé, à Agen ou Cahors vous aurez une amende avec sursis, entre Annecy et Chambéry vous pouvez être condamné à 3 ans de prison... Cela n‘a pas de sens, la logique voudrait que les personnes ne soient pas jugées, et toutes celles en détention libérées immédiatement.
Scoop : L‘Union Européenne veut faire bonne figure, en lançant une consultation, alors faisons lui connaître notre opi- nion avant le 21 janvier 2012 surhttp://ec.europa.eu/justice/newsroo... Le seul moyen se faire en- tendre, c‘est de se regrouper et d‘agir collectivement. C‘est une nécessité. Lors des élec- tions prévues en 2012, [RBH]23 – La Gazette du Chanvre souhaite participer activement à la mobilisation générale de l‘électorat pour la libération du cannabis, et la juste réhabilitation dans toutes ses formes et variétés du chanvre.

Voici la Gazette en PDF

PDF - 4.7 Mo
[RBH]23 - La Gazette du Chanvre No.4

Source:ChanvreInfo 

Joyeux Noël 2011 aux fidèles de Cannactus

 Joyeux Noël aux fidèles de Cannactus , aux sites web qui nous supportent ainsi qu'aux artistes . Joyeux Noël à tout le mondes .

Musique : Dragon Davy - "Stickee-Stickee Weedmix" feat. Daddy Mory et Taïro

Histoire : Régie Marocaines des Kifs et Tabacs

En 1906 , la conférence d'Algerisas a donné le monopole de l'achat et la vente du tabac et du cannabis à la Régie Marocaines des Kifs et Tabacs , compagnie multinationale à capitaux  français .

 La régie était établie à Tanger, qui jouissait à partir de 1920 d'un statut international , où le cannabis étaient manufacturés. En 1912 le Maroc a été séparé en deux zones , la région nord , placée sous protectorat espagnol , et le reste du royaume , sous protectorat français. 

L'Espagne autorisait la culture du cannabis dans certaines régions du Rif et la Régie contrôlait les terres allouées à la culture du tabac et du cannabis par contrats avec les paysans locaux. La France ,qui avait interdit la production et la vente du cannabis sur sont territoire métropolitain en 1916, a par la suite appliquée cette législation à ses colonies . La production de cannabis au Maroc sous protectorat français a été prohibée au Dahir du 22 décembre 1932 . Le Dahir de 1932 interdit la production de cannabis, à l’exception de celles sous contrôle de la Régie, dans le Haouz  ( plaine de la région de Marrakech ) et le Gharb ( plaine de la région de Kenitra ).Ce n'est qu'à partir du Dahir du 24 avril 1954 , que la culture et la consommation de cannabis ont été interdites à toutes les régions  du Maroc sous protectorat Français . 


Image : Fumeur de kif a Alger 

Musique : Raggasonic Nuttea Brahim pour DIGITAL SOUND

Session dubplate avec Raggasonic Daddy Nuttea Brahim a Tours le 16/12/11 pour Digital Sound (Paris Carcassonne)......
http://www.myspace.com/digitalsoundsystem
http://www.manudigital.tcheck10.com/
Digital Sound : Big Marnier, Pokito, Manudigital, Poppy, Mr Da, Vins, Mike.




En attendant la sortie du nouveau Raggasonic qui promet de faire mal . Voici une petite session live .

Facebook Raggasonic 

Cannabis : le parlement basque veut régulariser la consommation

Le Pays Basque est une des zones d'Europe avec le taux le plus élève de consommation de cannabis. Il s'agit de corriger la situation de vide légal existante.
Tous les groupes avec représentation au Parlement basque ont signé une proposition non de loi  pour revendiquer la création d'une commission qui étudie la régularisation des Clubs sociaux de cannabis existants en Euskadi.
La commission accueillera des représentants des institutions publiques impliquées ainsi que des experts dans la matière pour définir un cadre juridique pour ces clubs sociaux.
Il s'agit, avec cette initiative, de régulariser l'activité des associations des consommateurs de cannabis constituées en Euskadi et corriger ainsi la situation de vide légal existante.
Les groupes signataires de la proposition non de loi ont affirmé qu'une régularisation législative de la culture du cannabis pour la consommation personnelle est nécessaire, une régularisation qui tienne compte du respect à l'autonomie personnelle, au droit des personnes non-fumeurs et qui garantisse une information complète sur les conséquences de ces substances sur la santé.
Le rapport "Euskadi Drogas 2010" ("Euskadi Drogues 2010") reflète que le Pays Basque est une des zones d'Europe avec le taux le plus élève de consommation de cannabis, une substance dont la consommation individuelle n'est pas sanctionnée mais si la vente et la culture si elles sont destinées au trafic. 
Le 12 décembre dernier, le Gouvernement basque a annoncé préparer pour 2012 une nouvelle loi permissive sur la consommation "responsable" du cannabis ou marihuana pour les personnes majeures à condition que deux principes soient respectés : l'information sur les conséquences et le respect du droit à la santé des autres citoyens. 
Source:Eitb

Snoop Dogg : On lui réclame 280 000$ pour avoir fumé

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Qui ne connait pas Snoop Dogg ? Ma grand-mère peut être et encore... Bref, on le connait aussi pour son adoration à fumer de la weed et à ses apparitions enfumés. Bref, quand on fait appel à lui on sait à quoi s'attendre, mais ce n'est pas du gout de tout le monde...

Snoop Dogg est poursuivit en justice par Roger Kalaouz, promoteur de concert, qui l'accuse d'avoir filmé et mit dans un clip, une video filmé lors d'une After Party qui suivait un de ses concert à Beyrouth. On y retrouve le Doggfather en train de fumer un blunt (et toujours bien accompagné).
Les autorités du Liban aurait trouvé ca illégal et aurait ouvert une enquête criminel contre la compagnie de Kalaouz. Kalaouz dit que cette enquête endommage sérieusement ca réputation et qu'il veut donc être dédommagé de 280 000$ par Snoop et d’effectuer 2 concerts de plus.
Snoop aurait un œil ouvert sur cette poursuite, mais à l'heure actuel, aucun arrangement aurait été trouvé entre les 2 parties.




Source:Uknow.fr